Jour de Clôture : Vuitton Ferme, Verdict Chanel Tombe
6 oct. : jour de clôture PFW — Louis Vuitton 18h30 clôt (Ghesquière) ; journée (Ujoh 10h00, Litkovska 11h30, Esber 12h30, CFCL 13h30, Situationist 15h30.
À retenir
- Ce soir 18h30 : Louis Vuitton clôt la PFW SS2027 (Ghesquière, clôture traditionnelle). Journée : Ujoh 10h00, Litkovska 11h30, Esber 12h30, CFCL 13h30, Situationist 15h30, Pierre Cardin 17h00.
- Verdict Chanel (5 oct., Grand Palais) : tweed tigre + tailleurs jupes transparents ; mobile de grues origami illuminées ; 'les nombreuses vies de Gabrielle — libre, comme un oiseau' ; premier rang Dua Lipa, Nicole Kidman, Pedro Pascal, John Malkovich, Alex Eala (premier défilé) ; vague de ventes, nouveaux clients (Reuters).
- Bilan saison : 68 défilés/33 présentations ; débuts Henry (Courrèges) contre Nesselrath (Carven) ; retour Valentino ; retour Margiela ; Miu Miu au déjeuner dimanche ; 30 ans Acne ; révélation Galliano-Zara.
Le dernier jour. Mardi clôt la Fashion Week SS2027 avec Louis Vuitton à 18h30, et la presse du matin porte le verdict sur la nuit aux oiseaux de Chanel lundi soir. Neuf jours, 68 défilés, une clôture. Voici la carte du jour de clôture : les défilés du jour, le verdict d’hier soir, et le bilan de la saison.
Depuis la tribune de presse — Camille Mercier : clôture via calendrier final FHCM (Ujoh 10h00 … Vuitton mar. 18h30) et Wallpaper (clôture Ghesquière, troisièmes saisons Blazy/Anderson) ; Chanel via Reuters/Helen Reid (tweed tigre, transparences, vague de ventes, Dua Lipa/Kidman/Pascal), AFP/FashionNetwork (grues origami, vies de Gabrielle), Manila Times (Pascal/Kidman/Dua Lipa/Malkovich), Zoe Report (nouvelle ère de cool), Bazaar Singapour via Manila (Eala premier défilé) ; saison via Grazia (68/33, débuts) et Wallpaper (Margiela, Galliano-Zara, Acne 30 ans). Programmes rapportés, verdicts jamais inventés.
La journée : d’Ujoh à Cardin à Vuitton
Le dernier jour court maigre : Ujoh 10h00, Litkovska 11h30, Christopher Esber 12h30, CFCL 13h30, Situationist 15h30, Pierre Cardin 17h00 — puis Louis Vuitton 18h30. Le matin appartient aux découvreurs (le tailleur d’Ujoh, la déconstruction de Litkovska, le drapé d’Esber), l’après-midi aux porteurs de cartes (le tricot-tech de CFCL, le tranchant de Situationist, l’orbite héritage de Cardin). Puis la clôture : le Vuitton de Ghesquière, la maison à qui l’honneur est confié le plus souvent depuis une décennie, présentant le prêt-à-porter en acte final de la saison. Les jours de clôture sont des processions vers une salle — marchez la journée, arrivez tôt, restez jusqu’au dernier passage. La saison finit à 18h30 ; le mois de la mode finit avec elle.
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Verdict Chanel : tigres, transparences, oiseaux
Hier soir au Grand Palais : tweed tigre et tailleurs jupes transparents dans la collection SS2027 de Blazy, montrés sous des grues origami géantes illuminées suspendues comme un mobile au-dessus d’un lit d’enfant. AFP : une cascade d’oiseaux nicheurs retraçant les archives de la maison, de la légèreté instillée jusque dans le tweed — « une collection qui raconte les nombreuses vies de Gabrielle Chanel ». Le Zoe Report : « Chanel a décollé, et chacun de ses pas l’a menée à être libre, comme un oiseau » — une nouvelle ère de cool. Reuters/Helen Reid : la maison surfe sur une vague d’enthousiasme qui tire les ventes pendant que le reste du luxe peine — paillettes jeunes et couleurs fortes dans le tweed traditionnel, nouveaux clients, boutiques qui bourdonnent, un an après la première collection de Blazy. Transparent et sauvage, oiseaux et tweed : le verdict de lundi est le plus fort de la saison. Lisez trois critiques, décidez vous-mêmes.
Premier rang : pop, cinéma, tennis
L’autre spectacle du soir était assis devant : Dua Lipa, Nicole Kidman, Pedro Pascal, John Malkovich — plus Alex Eala, l’as philippin du tennis de 21 ans, à son tout premier défilé (« Je suis en admiration ; je ne pense pas qu’il puisse y avoir de meilleur premier défilé », a-t-elle confié à Harper’s Bazaar Singapour). Ambassadeurs et stars sous les grues, nuées de caméras dans la nef du Grand Palais. Les premiers rangs sont des textes parallèles : pop (Dua Lipa), cinéma (Kidman, Pascal, Malkovich), sport (Eala) — Chanel habillant tous les écrans à la fois. La note Hype Line de mars tient : Blazy séduit les VIC comme les primo-accédants, jusqu’aux slingbacks à 1 500 $ avec listes d’attente. Chaque siège un message ; celui de lundi disait l’envol.
L’affaire : pourquoi la vague compte
La vraie manchette de la saison est chez Reuters : Chanel surfe sur un enthousiasme qui tire les revenus pendant que le reste du luxe peine. La formule Blazy — paillettes jeunes et couleurs fortes dans le tweed traditionnel — convertit les primo-accédants sans aliéner les VIC ; les boutiques qui bourdonnent sont la métrique qui compte. Un an après sa première collection, le verdict est commercial autant que critique : nouveaux clients, listes d’attente, ventes à plein tarif. Les fashion weeks sont des salons professionnels en habits de théâtre ; la semaine de Chanel a vendu. Regardez les chiffres suivre les oiseaux — le marché vote avec les portefeuilles, et il a voté tôt.
Bilan saison I : les débuts et les retours
Neuf jours, 68 défilés et 33 présentations (plus maigre que les 74/37 du SS26, pas moins grandiose). Les questions de la saison ont eu leurs réponses : débuts Drew Henry (Courrèges, ex-Burberry) contre Kai Nesselrath (Carven, décennie chez Saint Laurent) — les journaux de lundi jugent ; le retour de Valentino (15h30 dimanche, revenu de Rome) — l’heure la plus symbolique ; le retour de Margiela ; Miu Miu déplacée au déjeuner dimanche ; les 30 ans d’Acne ; la révélation du partenariat créatif Galliano–Zara ; la première apparition au calendrier de Maxhosa Africa (portée par Beyoncé et Michelle Obama). Blazy et Anderson entrent dans leurs troisièmes saisons de prêt-à-porter chez Chanel et Dior — affiner les visions dans les deux puissances. Une saison d’arrivées et de retours : les verdicts remplissent les journaux, les commandes remplissent les livres.
Bilan saison II : la semaine qu’on a marchée
Notre semaine, au jour le jour : lundi Kegels ouvrait (la gravité tombe) ; mardi Dior 14h30 + Margiela 17h30 + Saint Laurent 21h00 ; mercredi Courrèges 10h30 + Balmain 13h30 + Dries 15h00 + Tom Ford 20h00 ; jeudi Chloé 10h00 + Carven 12h30 + Balenciaga 14h00 + Schiaparelli 19h00 ; vendredi Loewe 11h30 + Givenchy 17h30 + Beckham 20h00 ; samedi Celine 12h00 + Hermès 15h00 + clôture Bureau ; dimanche Miu Miu 13h00 + Valentino 15h30 + Mugler 18h30 ; lundi Sacai 10h00 … Chanel 20h00. Neuf jours à pied dans une grève (lignes 1/14, l’appli, vingt minutes sur tout). La ville a mérité sa fashion week ; les pieds ont mérité leur repos. Ce soir Vuitton clôt ; demain les tourniquets de l’octobre ordinaire reprennent.
Double écran final, dernière danse
Un dernier dilemme : Vuitton 18h30 chevauche le foot (Wembley 19h45, Split 18h45 GMT) — les derniers passages de la clôture contre les hymnes. L’un en direct, l’autre en flux : Vuitton dans la salle et Wembley sur le téléphone, ou le kop local avec la clôture enregistrée vers 20h30. Paris impose le choix jusqu’au bout ; la réponse ne change jamais — être là où l’irremplaçable se produit. Un défilé de clôture et deux verdicts, même soir, même ville. Planifiez le partage ce matin : la nuit récompense les planificateurs, une dernière fois.
Grève jour neuf : presque ordinaire
La grève illimitée entre dans son neuvième jour — préavis jusqu’au 20 oct., octobre-normal en saison de grève. Métro allégé, trous de RER, bus clairsemés un jour de plus ; le kit tient (1/14, appli, à pied, vingt minutes). Neuf jours à marcher ; la clôture mérite des jambes fraîches. Demain : octobre ordinaire, championnats de retour, Toussaint à réserver. Ce soir : Vuitton, Wembley, Split — la dernière danse de la quinzaine.