Lendemain de Samedi Géant : Kane Vise la 125e, Mardi Décide
5 oct. : lendemain de Croatie 0–7 Angleterre (Kane 8'/53', Saka 45'/68', Rogers 87' ; Modric 'honteux' ; 6 342 à Rijeka) et Espagne 3–1 Tchéquie (Yamal 6'.
À retenir
- Samedi rapporté : Croatie 0–7 Angleterre (Rijeka, MT 0–4 : Kane 8'/53', Bellingham 21', Gordon 39', Saka 45'/68', Rogers 87' ; passes Bellingham 8'/45'/87', Gordon 21', Quansah 39', Anderson 53', Kane 68' ; 6 342 spectateurs ; pire défaite croate ; Modric 'honteux').
- Samedi rapporté : Espagne 3–1 Tchéquie (Oviedo : Yamal 6', Rodri 35', Slama ~70', Krejci expulsé, Merino 89' ; 10 victoires de suite ; 41 sans défaite ; de la Fuente : Yamal 'en route pour devenir une légende').
- Mardi : Kane à 89 buts en 124 caps — Angleterre–Tchéquie à Wembley (19h45) serait sa 125e, égalant le record Shilton. Même soir : Croatie–Espagne à Split. Classement : Espagne 9 (+6), Angleterre 6 (+8), Croatie 3 (−9), Tchéquie 0 (−5).
La poussière du Samedi Géant est retombée. Et lundi apporte l’heure des comptes: la honte d’une légende croate, la marche d’un capitaine anglais vers l’histoire. Et celle d’un prodige espagnol vers la légende. Voici la revue complète du lundi — buteurs et minutes corrigés, citations de l’après-match, et tout ce que mardi décidera.
Depuis la tribune de presse — Camille Mercier: Croatie–Angleterre via AP/Reuters, Guardian, BBC en direct (buteurs, passes, 6 342 spectateurs), Al Jazeera, Sportstar (citations Modric via Jutarnji), englandfootball.com (réactions Kane/Saka, 124 caps). Espagne–Tchéquie via PA/ESPN, BBC (Merino 89’, rouge Krejci), Guardian (citation de la Fuente), Goal (réaction Rodri). Matches de mardi via calendriers UEFA. Scores rapportés uniquement — jamais inventés, aucune cote, aucun pronostic.
Rijeka corrigé : les sept, minute par minute
Remettons le film à l’endroit avec la chronologie confirmée. Kane 8’ (passe Bellingham, contrôle et finition) ouvre; Bellingham 21’ (passe Gordon) double. Gordon 39’ (passe Quansah) fait le troisième; Saka 45’ (passe Bellingham, contre lancé par Kane décroché) tue le match à la pause, 0–4. Après le repos: Kane 53’ (passe Anderson, débordement et centre pour une finition en extension) pour le cinquième. Saka 68’ (passe Kane — le capitaine, déjà auteur d’un doublé, offre au lieu de chercher le triplé) pour le sixième. Rogers 87’ (troisième passe de Bellingham) achève le calvaire. Sept buts, un architecte: Bellingham marque une fois et offre trois passes. Les 6 342 spectateurs — surtout des écoliers plus les 100 supporters anglais invités. Ont vu l’histoire dans un quasi-silence. Tuchel: « Les 40 premières minutes, d’une fluidité totale dès le coup d’envoi. Ça ne s’est jamais arrêté. » Kane à ITV: « Incroyable du début à la fin. »
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Modric honteux : la nuit la plus noire de la Croatie
La citation du week-end vient du camp des vaincus. Luka Modric, 20 ans de sélection croate, au quotidien Jutarnji: « Je suis là depuis 20 ans. Mais pour la première fois j’éprouve de la honte après un match. On peut perdre, ou jouer contre un adversaire meilleur — et ils le sont en ce moment. Mais perdre comme ça et dilapider la réputation construite pendant des années, c’est inacceptable. On ne peut pas jouer à deux de moins; on aurait dit qu’on avait 4–5 joueurs de moins. Une nuit catastrophique. » La Croatie a sorti Modric après la pause, l’épargnant du pire, mais le mal était fait: 0–7, pire défaite de l’histoire croate. Le contexte pique davantage: 108 jours plus tôt, l’Angleterre battait déjà la même équipe 4–2 au Mondial à Dallas. Deux rencontres, 11–2 cumulés. Pour une nation qui a bâti son identité moderne sur l’art de renverser les montagnes, samedi fut une crise identitaire en 90 minutes. Mardi à Split, c’est l’orgueil et la survie à parts égales.
Kane 89/124 : mardi, c’est la 125e
Les chiffres grimpent toujours. Le doublé de Kane le porte à 89 buts internationaux, record national étendu en pleine saison de candidat au Ballon d’Or. Mais mardi propose le jalon supérieur: Kane compte 124 caps, et la réception de la Tchéquie à Wembley serait la numéro 125 — égalant le record masculin de Peter Shilton. Saka, lui, a frappé deux fois pour porter l’Angleterre à 4–0 sur le premier, comme lors du 6–4 contre les mêmes adversaires. Et le second — offert par son capitaine — fut le geste de la soirée. Kane a préféré servir Saka plutôt que chasser un triplé personnel. Les résumés montreront la passe, pas la frappe. L’Angleterre affiche bien plus d’intention offensive depuis les critiques qui s’abattaient sur Tuchel après la demi-finale mondiale timide. Même la défaite contre l’Espagne portait une menace réelle, basculant sur un penalty manqué de Kane. Deux victoires en trois matches, +8 de différence, et un capitaine à une cap de l’immortalité: mardi s’écrit tout seul.
Oviedo corrigé : Yamal 6’, Rodri 35’, Merino 89’
La soirée espagnole fut moins spectaculaire mais tout aussi inquiétante. Yamal 6’ — superbe enroulée depuis l’entrée de la surface, renforçant ses références au Ballon d’Or. Ouvre; le capitaine Rodri 35’, surgissant tard pour conclure, double et met fin à sa propre disette en sélection (« une signification particulière », a-t-il avoué, saluant la maturité du groupe). La Tchéquie, réduite à dix après le second carton du défenseur de Wolverhampton Ladislav Krejci, réduit par Jiri Slama à vingt minutes de la fin. Puis Mikel Merino d’Arsenal convertit un ballon relâché à la 89e pour sceller. Les chiffres: 10 victoires de suite depuis le 0-0 surprise contre le Cap-Vert en phase de groupes du Mondial, 41 sans défaite, 9 points sur 9, Yamal à 4 buts en 3 matches de Ligue des Nations. De la Fuente, simplement: « Lamine Yamal est en route pour devenir une légende. » À 19 ans, la légende n’a besoin d’aucune avance rapide.
Mardi : Wembley et Split, même soir
Mardi 6 octobre: Angleterre–Tchéquie (Wembley, 19h45) + Croatie–Espagne (Split, Poljud). Angleterre: deuxième victoire de suite attendue, le large en deuxième place, la 125e de Kane devant son public, Bellingham surveillé, l’axe installé. Tchéquie: sans victoire, deux rouges en deux matches, tout à jouer — l’adversaire dangereux classique. Croatie: l’orgueil et la survie à Split — battre les champions ou affronter novembre (Angleterre à Wembley, Espagne à Madrid pour les retours) depuis la troisième place avec pour seul bagage l’arithmétique. Espagne: quatre jours après Oviedo, une victoire à Split plie virtuellement le groupe. Faire tourner et risquer le chaos, ou aligner le plein et finir. Calculs: victoire anglaise + Espagne qui évite la défaite = les deux premiers se détachent. Victoire croate à Split + faux pas anglais = chaos. Exploit tchèque à Wembley = groupe dynamité. Deux matches, un soir, le groupe décidé en direct. Réservez mardi maintenant — télé, pubs, concentration totale. La trêve s’achève ici.
D’abord ce soir : France–Belgique
Avant mardi, lundi: France–Belgique au Stade de France (le soir) — premier contre deuxième du groupe A1, le derby qui décide l’autre groupe de l’automne. La France (7 points: l’ouverture de Mbappé, le but d’Olise à la 89e, le nul 1–1 contre l’Italie avec Upamecano expulsé) court après un premier succès à domicile avec Zidane. La Belgique (portée par le 3–0 de Liège, De Bruyne en approche) court après la tête. Ambiance de guichets fermés attendue, billets dès 35 €. Regardez-le comme le lever de rideau: les retombées du Samedi Géant, le derby du lundi, les verdicts du mardi. La quinzaine internationale d’octobre à plein volume — puis les championnats reviennent et l’automne commence vraiment.